Pourquoi un cabinet médical a-t-il des règles spécifiques sur Google ?
Un cabinet médical n’est pas une boulangerie : sa fiche Google touche à la santé des patients, à une profession réglementée et à une relation de confiance encadrée par la loi. Google a donc des consignes particulières pour les professionnels de santé, et la Suisse ajoute son cadre légal, l’article 40 de la LPMéd, qui soumet toute publicité médicale à des conditions d’objectivité et d’intérêt général. Concrètement, un médecin ne peut pas traiter sa fiche comme un simple support de promotion : le nom, la catégorie, les photos, les posts et surtout les réponses aux avis sont soumis à des règles que Google fait appliquer, parfois par suspension de fiche. Le paradoxe, c’est que ces règles protègent aussi le cabinet : une fiche sobre et factuelle inspire davantage confiance qu’une fiche survendue. Les patients comparent, lisent les avis et écartent ce qui semble commercial. Comprendre ces règles est donc un avantage concurrentiel — et le point de départ d’une fiche Google correctement optimisée.
Quelle fiche créer : celle du médecin, celle du cabinet, ou les deux ?
La première question que se pose un praticien concerne le nombre de fiches : une pour lui, une pour le cabinet, ou une seule pour tout ? La réponse de Google est claire dans ses consignes officielles de représentation des établissements. Un professionnel indépendant — médecin, dentiste, avocat, conseiller financier — doit créer sa propre fiche s’il est au contact de clients et s’il est directement joignable à l’adresse validée pendant les horaires indiqués. Le personnel administratif, en revanche, ne crée pas de fiche. Quand le praticien fait partie d’un cabinet regroupant plusieurs spécialistes, la règle est double : le médecin crée sa fiche personnelle ET le cabinet crée la sienne, et le nom de la fiche du médecin ne doit contenir que son nom, jamais celui du cabinet. Un médecin ne crée pas non plus plusieurs fiches pour refléter chacune de ses spécialités. Voici le tableau pratique :
| Situation | Fiche à créer | Nom autorisé |
|---|---|---|
| Médecin seul, reçoit du public | Fiche médecin + fiche cabinet si le cabinet existe | Nom du médecin, titre autorisé |
| Cabinet pluridisciplinaire | Une fiche par praticien + une fiche cabinet | Nom du praticien seul, jamais « Dr X – Cabinet Y » |
| Personnel administratif | Aucune fiche | — |
| Médecin multi-spécialités | Une seule fiche | Nom du médecin, spécialité en catégorie |
Cette structure à deux niveaux est celle que Google considère comme correcte pour les professionnels indépendants exerçant dans un cabinet : elle permet à un patient de trouver aussi bien le praticien par son nom que le cabinet par son activité, sans fiche dupliquée.
Quel nom et quelle catégorie choisir pour la fiche ?
Le nom de la fiche doit refléter la réalité de l’établissement : celui que les patients voient sur la plaque, le site et les documents. Google autorise un titre ou un diplôme dans le nom d’un professionnel indépendant — Docteur, Professeur, Maître — mais interdit slogans, mots-clés, horaires et numéros de téléphone. « Docteur Martin – meilleur cardiologue de Lausanne » est interdit ; « Docteur Martin » est correct, la spécialité se déclare dans la catégorie. Pour la catégorie, la règle de Google est d’en choisir le moins possible, la plus précise qui corresponde à ce que l’établissement EST, pas ce qu’il OFFRE : « Médecin généraliste », « Chirurgien orthopédiste », « Cabinet médical ». Les catégories ne servent jamais à empiler des mots-clés : Google précise qu’il faut éviter de les utiliser dans ce seul but. Une fiche avec un nom propre et une catégorie juste est plus facile à valider — la base d’une bonne optimisation de fiche Google Business Profile.
Quelles règles Google pour les photos et les contenus d’un cabinet ?
Les consignes de Google sur le contenu des fiches valent aussi pour la santé : le contenu publié doit être honnête, pertinent, et ne pas tomber dans les contenus interdits ou restreints. Deux points méritent l’attention d’un cabinet médical. D’abord, la description : Google interdit d’y mettre l’accent sur des promotions, des prix ou des offres spéciales, et interdit tout lien. Pour un cabinet, cela signifie décrire la spécialité, l’approche, les prestations de manière factuelle, sans « bilan à 99 CHF » ni « premier rendez-vous offert ». Ensuite, les photos : Google interdit le contenu lié à des appareils de santé — les photos doivent montrer l’accueil, la salle d’attente, le cabinet de consultation, l’équipe avec consentement. Les posts suivent la même logique : annoncer une nouvelle prestation est accepté ; promettre un résultat médical ne l’est pas. Un contenu sobre et factuel, c’est ce que les patients attendent — la fiche doit ressembler à une salle d’attente, pas à une vitrine.
Comment gérer les avis patients sans violer le secret médical ?
Les avis Google sont le sujet le plus délicat pour un cabinet médical, parce qu’ils croisent deux exigences : la gestion de la réputation, indispensable sur Google, et le secret médical, non négociable en Suisse. Un patient peut publier un avis négatif qui décrit précisément un traitement — et le médecin ne peut pas répondre en détaillant sa version des faits, car toute révélation d’information de santé, même partielle, violerait le secret médical et les devoirs professionnels de l’article 40 LPMéd. La méthode professionnelle est simple : remercier l’auteur, reconnaître le mécontentement de manière générale, expliquer que le cas ne peut pas être discuté publiquement, et proposer un contact en privé. Cette réponse protège à la fois le patient, le médecin et la réputation du cabinet. Pour les avis positifs, la réponse reste sobre. Les avis restent un levier majeur, comme le détaille notre méthode pour obtenir plus d’avis Google, et la réponse aux avis doit intégrer la contrainte du secret médical dès le premier mot.
Quelles règles suisses s’ajoutent aux consignes de Google ?
En Suisse, la publicité médicale n’est pas interdite depuis la LPMéd de 2007, mais elle est encadrée. L’article 40, alinéa 1, lettre d de la loi sur les professions médicales impose de s’abstenir de toute publicité qui n’est pas objective, qui ne répond pas à l’intérêt général, qui induit en erreur ou qui importune. Traduit sur une fiche Google : les informations publiées doivent être vraies, vérifiables et utiles au patient ; les promesses de guérison, les superlatifs, la comparaison avec des confrères ou les sollicitations agressives sont exclues. Sont acceptés un nom correct, une catégorie précise, des horaires exacts et des photos de l’environnement de soin ; sont à éviter les affirmations de type « meilleur spécialiste de la région » ou les garanties de résultats. La FMH rappelle que la publicité médicale ne doit pas porter atteinte à la dignité de la profession. Une fiche conforme est plus crédible — c’est l’approche que nous appliquons pour les fiches Google de professionnels de santé.
Faut-il gérer la fiche d’un cabinet médical soi-même ou déléguer ?
Gérer sa propre fiche Google est possible pour un cabinet : création, catégorie, horaires, réponses aux avis — quelques heures par mois suffisent. Le plus délicat, c’est la subtilité des règles : la fiche du praticien et celle du cabinet doivent être distinctes, la spécialité ne va pas dans le nom, une réponse à un avis négatif ne doit jamais franchir la ligne du secret médical. Une erreur peut coûter une suspension de fiche au moment où le cabinet compte sur sa visibilité. Même arbitrage que pour la gestion générale : gérer soi-même ou déléguer dépend du temps disponible. Un cabinet qui reçoit ses patients à 90 % via les recherches locales a intérêt à déléguer ce suivi à un prestataire qui connaît les consignes Google et le droit suisse. NovaUp accompagne les professionnels de santé : audit, gestion des avis dans le respect du secret médical. Nos tarifs sont publics et fixes, et un premier diagnostic est offert : demandez un audit gratuit, quinze minutes suffisent.



