Les mentions sur d’autres sites comptent-elles plus que votre propre site pour les IA ?
Oui, dans les données disponibles en 2026, et c’est contre-intuitif pour un dirigeant qui a investi dans son site. Une entreprise qui soigne son contenu part souvent du principe que la visibilité dans ChatGPT ou dans les AI Overviews de Google dépend de ce qu’elle publie chez elle. Or l’étude d’Ahrefs sur 75 000 marques place en tête des facteurs corrélés à la visibilité dans les AI Overviews les mentions de la marque sur le reste du web (corrélation de 0,664), loin devant le nombre de backlinks (0,218) ou le nombre de pages du site (0,17). Les trois premiers facteurs sont tous situés hors du site : mentions, ancres de liens contenant le nom de la marque et volume de recherche sur ce nom. Ce que votre site dit de vous compte, mais ce que les autres en disent semble compter davantage. C’est un signal de corrélation, pas une preuve de causalité, et il explique pourquoi un site parfaitement optimisé peut rester invisible dans les réponses des IA.
| Facteur | Corrélation avec la visibilité dans les AI Overviews |
|---|---|
| Mentions de la marque sur le web | 0,664 |
| Ancres de liens contenant le nom de la marque | 0,527 |
| Volume de recherche sur le nom de la marque | 0,392 |
| Nombre de domaines référents | 0,295 |
| Nombre de backlinks | 0,218 |
Source : Ahrefs, étude sur 75 000 marques (2025).
Qu’est-ce qu’une mention de marque, et en quoi diffère-t-elle d’un backlink ?
Une mention est une occurrence du nom de l’entreprise sur une page tierce, avec ou sans lien cliquable. Un backlink, lui, est un lien pointant vers votre site : c’est l’unité de mesure historique du SEO classique, utile pour Google, mais que les IA génératives pondèrent différemment. Un article de presse locale qui cite « Boulangerie Dupont, à Morges » sans lien, une fiche d’annuaire qui reprend le nom, l’adresse et le téléphone, un avis client qui nomme l’établissement ou un commentaire dans un groupe d’artisans comptent chacun comme une mention. Ahrefs précise que les ancres de liens contenant le nom de la marque (0,527) se situent entre les deux : elles combinent mention et lien. L’enjeu pratique est de changer de réflexe : pour la visibilité IA, il ne suffit plus de chercher des liens, il faut multiplier les endroits où le nom de l’entreprise apparaît dans un contexte cohérent, avec la même orthographe, la même catégorie et la même description partout.
Pourquoi une IA peut-elle citer votre site sans jamais prononcer votre nom ?
Parce que citer et nommer sont deux comportements distincts, et que les moteurs d’IA ne les dosent pas de la même façon. Selon l’étude Semrush sur les « ghost citations » menée avec Kevin Indig sur 3 981 apparitions de domaines, 61,7% des citations sont des citations fantômes : le lien vers la source apparaît, mais le nom de la marque n’est jamais prononcé dans la réponse. Seulement 13,2% des apparitions cumulent lien et nom. Le comportement varie selon le moteur : ChatGPT cite une source dans 87% des cas mais ne nomme la marque que dans 20,7% des réponses, alors que Gemini nomme la marque dans 83,7% des cas mais ne produit un lien que 21,4% du temps. Pour une PME, cela change la lecture des résultats : être cité sans être nommé génère peu de notoriété. Le nom ressort surtout des marques que le moteur a vues de façon répétée et cohérente sur plusieurs sources, ce qui renvoie directement à la présence hors de son propre site.
Où faut-il être mentionné pour une entreprise locale en Suisse romande ?
Pour une entreprise de proximité, les sources tierces pertinentes ne sont pas Wikipedia ou la presse nationale, mais un écosystème local bien identifié. D’abord la fiche Google Business Profile et ses avis, déjà analysés dans mon article sur l’influence des avis Google sur la visibilité dans les IA. Ensuite les annuaires suisses de référence : local.ch, search.ch et Yelp, où le nom, l’adresse et le téléphone doivent être identiques à la fiche Google. Viennent après les associations professionnelles et chambres de commerce de votre canton, la presse locale ou régionale, les plateformes sectorielles (avis de santé, de bâtiment, de restauration) et, si vous y êtes actif, LinkedIn. Ahrefs a aussi relevé dans une étude ultérieure sur ChatGPT, AI Mode et AI Overviews que les mentions dans des vidéos YouTube figurent parmi les facteurs les plus corrélés, y compris pour des vidéos peu vues : ce qui compte est d’être nommé largement, pas d’être viral.
| Type de source | Exemples en Suisse romande | Effort |
|---|---|---|
| Fiche et avis | Google Business Profile, Yelp | Continu |
| Annuaires | local.ch, search.ch | Ponctuel, puis contrôle |
| Réseaux institutionnels | Associations métier, chambres de commerce | Annuel |
| Presse et blogs locaux | Journaux régionaux, sites de commune | Opportuniste |
| Vidéo et réseaux | YouTube, LinkedIn | Régulier |
Pourquoi la cohérence du nom, de l’adresse et du téléphone change-t-elle le résultat ?
Parce qu’un moteur d’IA reconnaît une entreprise en recoupant ce que différentes sources disent d’elle, et que chaque divergence affaiblit ce recoupement. Si la fiche Google écrit « Dupont Boulangerie Sàrl », l’annuaire « Boulangerie Dupont » et le site « Pâtisserie Dupont », le moteur peut les traiter comme trois entités distinctes ou, pire, retenir une information obsolète. Cette logique rejoint ce que je détaille dans mon article sur la correction d’une fausse information IA sur son entreprise : une erreur répétée sur plusieurs sources devient très difficile à déloger. La règle pratique tient en trois points : un nom d’entreprise unique écrit à l’identique partout, une adresse et un numéro de téléphone strictement identiques sur la fiche Google, le site et les annuaires, et une description courte reprenant les mêmes mots-clés de métier et de lieu. Ce travail est peu spectaculaire, mais c’est celui qui donne de la matière fiable aux IA pour vous nommer.
Combien de temps faut-il pour que ces mentions produisent un effet ?
Aucune étude sérieuse ne chiffre ce délai pour une PME locale, et il faut se méfier de toute agence qui en promet un. Ce qui est établi, c’est la direction : l’analyse d’Ahrefs montre que les marques du quartile supérieur en mentions web totalisent en moyenne 169 mentions dans les AI Overviews, contre 14 pour le quartile immédiatement inférieur, soit plus de dix fois plus. L’écart est massif, mais il s’agit d’une corrélation mesurée sur de grandes marques, pas d’une garantie transposable à un artisan d’un district romand. Mon approche est donc de traiter la présence tierce comme un capital qui se construit par petites touches, avec un suivi mensuel plutôt qu’un pari à court terme. Les IA évoluant plusieurs fois par an, la méthode reste la même que pour mesurer sa visibilité dans ChatGPT et Perplexity : poser les mêmes questions chaque mois, noter si le nom de l’entreprise apparaît, et corriger ce qui bloque.
Faut-il construire sa présence tierce soi-même ou la déléguer ?
C’est faisable seul : mettre à jour ses annuaires, demander des avis, répondre aux avis, proposer un sujet à la presse locale, rejoindre l’association de son métier. Aucune de ces actions n’exige de compétence technique. La difficulté est la durée : les informations se désynchronisent dès qu’un horaire, un numéro ou un nom change, de nouveaux annuaires apparaissent, et rien de tout cela ne produit d’effet visible en quelques semaines, ce qui pousse à abandonner. Le Plan Visibilité de NovaUp (97 CHF/mois avec engagement de 12 mois, 147 CHF/mois sans engagement) couvre précisément cette base : fiche Google optimisée, annuaires suisses (local.ch, search.ch, Yelp), réponses aux avis et rapport mensuel. Le Plan Croissance ajoute un monitoring mensuel de la visibilité dans les IA génératives. Pour savoir où vous en êtes, NovaUp propose un audit gratuit de 15 minutes : votre fiche Google est analysée à la main avant l’appel, comparée à cinq concurrents locaux, avec un plan d’action 30/60/90 jours remis en fin d’échange.




